En direct de Gartnerland
Dans une ville de Barcelone éteinte en ce lundi de Pentecôte férié et maussade, le symposium Gartner débute par la traditionnelle après-midi de mise en bouche. Quatre conférences pour lancer ce qui devient officiellement le congrès des tendances émergentes (comparativement à celui de Cannes, en novembre, qui sera le véritable grand raout annuel tous azimuts).
Et qu'avons-nous vu émerger, en ce début d'après-midi ? La moustache de Massimo Pezzini himself, la superstar incontournable de la planète SOA, son accent impayable ("as you may hear, I'm Italian") et son humilité certes improbable mais pas factice ("I will try to give you the answer"), pour une présentation virtuose sur le thème "Front-End vs. Back-end composite applications". Un panorama magistral, du Cloud Computing aux Mashups, une analyse de marché complète même si sans grande révélation : un Massimo visiblement très fatigué mais malgré tout impeccable, qui prédit en roue libre l'avènement du "end-user compositing".
Autre sujet très "end-user" : l'état de l'art du Business Rules Management System, par Marc Kerremans, nettement moins en verve que son prédécesseur. Il incite pourtant à réfléchir sur les notions comparées de flexibilité (planifiée) vs. adaptabilité (inattendue) - qui s'était déjà penché sur cette distinction ? - et sur le rapprochement qui continue de s'opérer entre IT et business via la capacité pour l'utilisateur final de modifier dynamiquement des règles. Autonomie d'un côté, externalisation de l'autre : cela ne manquera pas d'alimenter le débat sur la réorganisation et la mutation des DSI.
S'ensuivit un sujet véritablement hype et drainant d'ailleurs la grande majorité de l'audience : comment justifier auprès des business leaders d'investissements dans les technologies émergentes ? Brian Burke formule maintes propositions pour structurer l'intégration de l'innovation, réfléchit sur les conditions de réussite de cette intégration, réaffirme le rôle de l'Enterprise Architecture dans cette industrialisation : on est dans le vif du sujet.
Enfin, Myriam Burt clôt l'après-midi en caractérisant les comportements des Digital Natives, soit toutes les personnes nées après 1980. En comparaison, étant né en 1971, je suis pour ma part un Digital Immigrant : je fais de mon mieux pour m'en sortir dans un monde qui n'est pas le mien. (ma présence à ce symposium en témoigne). Robots, avatars des mondes virtuels et des immersive workspaces, habitudes de consommation mobiles et multi-canal : une revue de détail en accéléré, qui nous invite à nous détourner de Second Life, empire désert et jugé trop vaste, pour mieux nous concentrer sur Kaneva (http://www.kaneva.com/), nous fait rêver un moment en rappelant la promesse Microsoft Surface, et provoque ensuite le scepticisme de l'assemblée en anticipant pied au plancher sur les nano-technologies (NOKIA Morph). Un chiffre ? Seuls 18% des Digital Natives envisagent d'utiliser leur terminal mobile pour un achat : le mobile reste un outil d'échange et d'accès à l'information, mais pas encore l'outil de mCommerce rêvé.
L'après-midi s'achève sur cette maxime fort à propos : la seule technologie réussie, on ne la voit plus, car elle s'est fondue dans notre quotidien. C'est donc aussi celle dont on ne parle plus ! Bonne nuit.
Et qu'avons-nous vu émerger, en ce début d'après-midi ? La moustache de Massimo Pezzini himself, la superstar incontournable de la planète SOA, son accent impayable ("as you may hear, I'm Italian") et son humilité certes improbable mais pas factice ("I will try to give you the answer"), pour une présentation virtuose sur le thème "Front-End vs. Back-end composite applications". Un panorama magistral, du Cloud Computing aux Mashups, une analyse de marché complète même si sans grande révélation : un Massimo visiblement très fatigué mais malgré tout impeccable, qui prédit en roue libre l'avènement du "end-user compositing".
Autre sujet très "end-user" : l'état de l'art du Business Rules Management System, par Marc Kerremans, nettement moins en verve que son prédécesseur. Il incite pourtant à réfléchir sur les notions comparées de flexibilité (planifiée) vs. adaptabilité (inattendue) - qui s'était déjà penché sur cette distinction ? - et sur le rapprochement qui continue de s'opérer entre IT et business via la capacité pour l'utilisateur final de modifier dynamiquement des règles. Autonomie d'un côté, externalisation de l'autre : cela ne manquera pas d'alimenter le débat sur la réorganisation et la mutation des DSI.
S'ensuivit un sujet véritablement hype et drainant d'ailleurs la grande majorité de l'audience : comment justifier auprès des business leaders d'investissements dans les technologies émergentes ? Brian Burke formule maintes propositions pour structurer l'intégration de l'innovation, réfléchit sur les conditions de réussite de cette intégration, réaffirme le rôle de l'Enterprise Architecture dans cette industrialisation : on est dans le vif du sujet.
Enfin, Myriam Burt clôt l'après-midi en caractérisant les comportements des Digital Natives, soit toutes les personnes nées après 1980. En comparaison, étant né en 1971, je suis pour ma part un Digital Immigrant : je fais de mon mieux pour m'en sortir dans un monde qui n'est pas le mien. (ma présence à ce symposium en témoigne). Robots, avatars des mondes virtuels et des immersive workspaces, habitudes de consommation mobiles et multi-canal : une revue de détail en accéléré, qui nous invite à nous détourner de Second Life, empire désert et jugé trop vaste, pour mieux nous concentrer sur Kaneva (http://www.kaneva.com/), nous fait rêver un moment en rappelant la promesse Microsoft Surface, et provoque ensuite le scepticisme de l'assemblée en anticipant pied au plancher sur les nano-technologies (NOKIA Morph). Un chiffre ? Seuls 18% des Digital Natives envisagent d'utiliser leur terminal mobile pour un achat : le mobile reste un outil d'échange et d'accès à l'information, mais pas encore l'outil de mCommerce rêvé.
L'après-midi s'achève sur cette maxime fort à propos : la seule technologie réussie, on ne la voit plus, car elle s'est fondue dans notre quotidien. C'est donc aussi celle dont on ne parle plus ! Bonne nuit.

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