Bataille pour un nom de domaine
Un événement survenu ces derniers jours n'aura pas manqué d'attirer l'attention des scrutateurs du marché des SOA. Solucom a racheté Vistali, et la nouvelle entité, constituée notamment de Dreamsoft, se présente désormais comme le numéro 1 du marché des SOA en France d'après Pierre Audoin Consultants (PAC). Passons sur la polémique (les termes de PAC auraient été mal reproduits dans le communiqué de presse) pour mieux nous concentrer sur le fond : une fois de plus, qu'appelle-t-on SOA ?
Pour faire suite à mon dernier article, on sait que SOA, c'est a minima l'EAI. Vistali, spécialiste de l'orchestration des systèmes d'information, est initialement intégrateur des solutions EAI de webMethods et Microsoft. Le jour où l'industrie IT a estimé que la SOA englobait le marché de l'EAI, Vistali est devenu mécaniquement spécialiste SOA.
Raccourci un peu simpliste : le domaine de la SOA est bien plus large. Il demande d'appréhender de nouvelles technologies et de développer des méthodes adaptées. Il est souvent dans les discours lié aux champs du Master Data Management, du Business Process Management ou encore du Business Activity Monitoring. C'est ce qui a permis à Unilog Management, tout aussi mécaniquement requalifié de l'EAI à la SOA, de rayonner sur ce marché en 2005.
Ce domaine peut ainsi être résumé par une formule pratique, mais que l'on retrouve malheureusement de plus en plus souvent :
SOA =
BPM pour l'orchestration des services
+ BAM pour la mesure de la performance
+ EAI pour toutes les raisons déjà évoquées
+ MDM pour l'exposition de services donnant accès à des vues des données
+ (quand même un peu de) vrai domaine spécifique à la SOA
+ encore un petit bout de portail
+ pourquoi pas un peu de serveur d'applications avec lequel on crée et on expose certains services Web.
Si l'on considère cette formule telle quelle, on a surtout l'impression que la SOA, c'est l'inventaire à la Prévert, et que sur une telle base, on en vient rapidement à estimer que c'est par addition de choux et de carottes que les leaders du secteur se font.
Je préfère pour ma part réduire la formule à sa plus simple expression :
SOA = (vrai domaine spécifique à la) SOA.
On peut aussi estimer qu'un tel amalgame peut niveller la compréhension des spécificités de chacun des domaines.
Le MDM ? Il y a bien quelques points de connexion, lorsqu'on expose sous forme de services des vues sur les données, , mais c'est un domaine qui a sa spécificité : création de modèle sémantique d'entreprise, définition des workflows de composition des données, mécanismes de dédouiblonnage et d'analyse matricielle...
Le BPM ? Il y a aussi des points de connexion, lorsqu'il s'agit de définir des processus métier par orchestration de services, mais là aussi, il y a des spécificités : identification de règles métier à mettre à disposition de l'utilisateur et gestion dynamique de ces règles via un moteur idoine qui les expose à l'utilisateur, composition dynamique de processus et late-binding... où sont les SOA ici ?
Plus drôle : le BAM ? On cherche encore les liens avec la SOA. Pourtant, les éditeurs de solutions de BAM font partie des classements SOA.
Et pour faire bonne mesure, pourquoi ne pas ajouter à la formule d'autres domaines consommateurs de services tels que le client riche, le Web 2.0, et le RFID tant qu'on y est, histoire de créer une bonne grosse friandise bien indigeste ?
Ne cédons pas à la tentation. La SOA est un domaine qui en tire bien d'autres mais qui ne peut les englober ni même s'identifier à eux. C'est pour cette raison que j'ai préféré pour ce blog titrer sur les Nouvelles Solutions Systèmes d'Information, dont la SOA fait partie, et dont la vocation commune est d'optimiser le patrimoine d'information de l'entreprise.
J'ai moi aussi ma petite formule maison : NSSI = SOA + MDM + BPM + BAM + EAI
Une formule un peu propriétaire certes, qui vaut ce qu'elle vaut, qui peut même évoluer dans le temps, mais qui me simplifie la lecture. On aura peut-être un peu plus de difficulté à savoir qui est leader de chacun de ces segments et du tout. Mais on évitera surtout les identités fausses (ou absurdes, c'est selon) telles que : SOA = SOA + plein d'autres choses.
Pour faire suite à mon dernier article, on sait que SOA, c'est a minima l'EAI. Vistali, spécialiste de l'orchestration des systèmes d'information, est initialement intégrateur des solutions EAI de webMethods et Microsoft. Le jour où l'industrie IT a estimé que la SOA englobait le marché de l'EAI, Vistali est devenu mécaniquement spécialiste SOA.
Raccourci un peu simpliste : le domaine de la SOA est bien plus large. Il demande d'appréhender de nouvelles technologies et de développer des méthodes adaptées. Il est souvent dans les discours lié aux champs du Master Data Management, du Business Process Management ou encore du Business Activity Monitoring. C'est ce qui a permis à Unilog Management, tout aussi mécaniquement requalifié de l'EAI à la SOA, de rayonner sur ce marché en 2005.
Ce domaine peut ainsi être résumé par une formule pratique, mais que l'on retrouve malheureusement de plus en plus souvent :
SOA =
BPM pour l'orchestration des services
+ BAM pour la mesure de la performance
+ EAI pour toutes les raisons déjà évoquées
+ MDM pour l'exposition de services donnant accès à des vues des données
+ (quand même un peu de) vrai domaine spécifique à la SOA
+ encore un petit bout de portail
+ pourquoi pas un peu de serveur d'applications avec lequel on crée et on expose certains services Web.
Si l'on considère cette formule telle quelle, on a surtout l'impression que la SOA, c'est l'inventaire à la Prévert, et que sur une telle base, on en vient rapidement à estimer que c'est par addition de choux et de carottes que les leaders du secteur se font.
Je préfère pour ma part réduire la formule à sa plus simple expression :
SOA = (vrai domaine spécifique à la) SOA.
On peut aussi estimer qu'un tel amalgame peut niveller la compréhension des spécificités de chacun des domaines.
Le MDM ? Il y a bien quelques points de connexion, lorsqu'on expose sous forme de services des vues sur les données, , mais c'est un domaine qui a sa spécificité : création de modèle sémantique d'entreprise, définition des workflows de composition des données, mécanismes de dédouiblonnage et d'analyse matricielle...
Le BPM ? Il y a aussi des points de connexion, lorsqu'il s'agit de définir des processus métier par orchestration de services, mais là aussi, il y a des spécificités : identification de règles métier à mettre à disposition de l'utilisateur et gestion dynamique de ces règles via un moteur idoine qui les expose à l'utilisateur, composition dynamique de processus et late-binding... où sont les SOA ici ?
Plus drôle : le BAM ? On cherche encore les liens avec la SOA. Pourtant, les éditeurs de solutions de BAM font partie des classements SOA.
Et pour faire bonne mesure, pourquoi ne pas ajouter à la formule d'autres domaines consommateurs de services tels que le client riche, le Web 2.0, et le RFID tant qu'on y est, histoire de créer une bonne grosse friandise bien indigeste ?
Ne cédons pas à la tentation. La SOA est un domaine qui en tire bien d'autres mais qui ne peut les englober ni même s'identifier à eux. C'est pour cette raison que j'ai préféré pour ce blog titrer sur les Nouvelles Solutions Systèmes d'Information, dont la SOA fait partie, et dont la vocation commune est d'optimiser le patrimoine d'information de l'entreprise.
J'ai moi aussi ma petite formule maison : NSSI = SOA + MDM + BPM + BAM + EAI
Une formule un peu propriétaire certes, qui vaut ce qu'elle vaut, qui peut même évoluer dans le temps, mais qui me simplifie la lecture. On aura peut-être un peu plus de difficulté à savoir qui est leader de chacun de ces segments et du tout. Mais on évitera surtout les identités fausses (ou absurdes, c'est selon) telles que : SOA = SOA + plein d'autres choses.

0 Comments:
Enregistrer un commentaire
<< Home