5.1.07

L'état SOA stable au service du ROI

Lu ce jour sur la lettre IT2IT publiée par BEA.

« Les initiatives SOA sont généralement motivées par le besoin de réaliser, de soutenir et de gérer des changements plus fréquents (et souvent imprévus) », indique un rapport Gartner de mai 2006 intitulé Key Metrics Can Help Justify Investments in SOA (Les indicateurs clés peuvent permettre de justifier l'investissement dans la SOA).

Complètement d'accord avec cela.

En effet, concrètement, dans quel sens souffle le vent de l'industrie et de la relation métier/IT ? Vers des cycles de livraison d'application de plus en plus courts (pour gérer ce fameux changement permanent dont on vous rebat constamment les oreilles).
Gartner estime que d'ici quelques années, le temps nécessaire pour livrer une nouvelle fonctionnalité se comptera en jours. Fumisterie ? Peut-être.

Ou peut-être pas ! Ce temps s'est déjà considérablement réduit. Le temps moyen d'un premier delivery SOA est de 3 à 4 mois pour les grands projets. Et ce delivery "n'est qu'un" socle à partir duquel de nouvelles demandes métier pourront être intégrées encore plus rapidement, sur la base de la réutilisation des services, des technologies et des pratiques.

Et là est toute l'essence de SOA : quel est le socle de services qui me permet de décrire un état stable de mon système d'information, à partir duquel toute nouvelle demande pourra être intégrée rapidement et à moindre coût (cela revient notamment à poser la question de la granularité des services et des liens avec les référentiels de données, mais c'est une autre histoire) ? C'est précisément ce que nous faisons chez nos clients : rechercher l'état stable, la bonne granularité qui assure l'évolutivité. On voit immédiatement les liens avec l'architecture d'entreprise et avec des initiatives telles que Praxeme (http://praxime.club-blog.fr/praxime/2006/05/praxeme_et_soa.html).

Ce qui cloche dans l'article du Gartner, en revanche, c'est sa conclusion.

« Par conséquent, mesurer les avantages de la SOA par le biais d'approches traditionnelles du ROI ne suffit pas (c'est même impossible dans certains cas) car le projet reste une cible mobile. »

Je ne sais pas ce qu'est une approche traditionnelle du ROI. Par contre, je pense qu'une fois l'état stable atteint, le projet ne constitue pas une cible mobile mais bien un socle à partir duquel il devient très aidée de chiffrer les nouvelles demandes et les bénéfices à en attendre. C'est tout l'objet des études de cadrage que d'arriver à déterminer en amont ces éléments essentiels.