Les urbanistes ? Ils reviennent et ils sont très contents
En 2004, nous nous étions penchés, chez Unilog Management, sur la revalorisation de la fonction de l'urbaniste de système d'information. Nous observions que les travaux d'urbanisme n'étaient pas toujours utilisés, voire, malheureusement, utiles. La mission de l'urbaniste apparaissait dans certains cas déconnectée des préoccupations du commun des mortels, en apesanteur (règles d'urbanisme mal vécues car jamais au bon moment et rarement pour aider), qui plus est parfois teintée d'une forme d'autoritarisme bureaucratique qui ne rendait guère sympathique cette caste d'intouchables, protégée mais sans réel pouvoir et finalement sans écoute. Coûteux et sans pression du resultat, voilà quelle était l'opinion de l'homme de la rue IT en 2003 à ce sujet. Alors pourquoi vouloir ainsi prestement "revaloriser" une fonction en nette perte de vitesse ?
Parce qu'à ce moment-là, en 2004, en pleine euphorie EAI (flux de données transversaux), avec l'émergence des SOA (services mutualisés), avec la tendance au MDA (Model-Driven Architecture) qui se dessinait dans les solutions, il nous a semblé qu'au contraire, l'urbaniste était un témoin privilégié du système d'information. A la croisée du métier et de la technologie. il occupe une place de choix, unique. Disposant d'une vision réellement transversale, il est l'élément de gouvernance qui maintient la cohérence du système d'information.
Nous avons ainsi créé une offre d'Accostage à l'urbanisation, destinée à rapprocher les décisions de l'urbaniste du théâtre des opérations. Cette offre n'a jamais réellement vu le jour. En effet, nous ne faisions qu'anticiper, sans le savoir, ce que les Architectures Orientées Services allaient confirmer.
Dans un contexte SOA, on ne travaille plus uniquement sur des projets, mais aussi, et de plus en plus, sur des programmes. Sur ces programmes, une vision transversale est indispensable : pour délivrer la réutilisation et la mutualisation attendues, pour définir la granularité de services qui mène à l'état stable, pour définir les responsabilités sur les données référentielles, sur les services, les échanges et les processus transversaux. L'urbaniste est désormais directement embarqué dans les équipes projet (programme) et responsabilisé. Sa contribution est directement perceptible, concrète, appliquée au contexte, et capitale puisqu'intervenant en amont de bon nombre de décisions. Et il reste le mieux placé pour être le correspondant des urbanistes "centraux" et travailler parallèlement au maintien de la cohérence.
Je dirai même, et c'était l'un des objectifs de l'accostage, que le centre peut directement bénéficier des apports du terrain pour remodeler et ajuster sa conception, là où les précédents modèles de gouvernance étaient plutôt monodirectionnels et "météoriques" (en provenance unique d'un ciel qui vous tombait alors sur la tête).
Contrairement à ce que prétendent ceux qui crient à la réappropriation de la SOA par des cabinets avides d'opacité et de profit, les SOA ne sont pas le théâtre d'un putsch des urbanistes. Elles sont le théâtre de leur retour en grâce.
Parce qu'à ce moment-là, en 2004, en pleine euphorie EAI (flux de données transversaux), avec l'émergence des SOA (services mutualisés), avec la tendance au MDA (Model-Driven Architecture) qui se dessinait dans les solutions, il nous a semblé qu'au contraire, l'urbaniste était un témoin privilégié du système d'information. A la croisée du métier et de la technologie. il occupe une place de choix, unique. Disposant d'une vision réellement transversale, il est l'élément de gouvernance qui maintient la cohérence du système d'information.
Nous avons ainsi créé une offre d'Accostage à l'urbanisation, destinée à rapprocher les décisions de l'urbaniste du théâtre des opérations. Cette offre n'a jamais réellement vu le jour. En effet, nous ne faisions qu'anticiper, sans le savoir, ce que les Architectures Orientées Services allaient confirmer.
Dans un contexte SOA, on ne travaille plus uniquement sur des projets, mais aussi, et de plus en plus, sur des programmes. Sur ces programmes, une vision transversale est indispensable : pour délivrer la réutilisation et la mutualisation attendues, pour définir la granularité de services qui mène à l'état stable, pour définir les responsabilités sur les données référentielles, sur les services, les échanges et les processus transversaux. L'urbaniste est désormais directement embarqué dans les équipes projet (programme) et responsabilisé. Sa contribution est directement perceptible, concrète, appliquée au contexte, et capitale puisqu'intervenant en amont de bon nombre de décisions. Et il reste le mieux placé pour être le correspondant des urbanistes "centraux" et travailler parallèlement au maintien de la cohérence.
Je dirai même, et c'était l'un des objectifs de l'accostage, que le centre peut directement bénéficier des apports du terrain pour remodeler et ajuster sa conception, là où les précédents modèles de gouvernance étaient plutôt monodirectionnels et "météoriques" (en provenance unique d'un ciel qui vous tombait alors sur la tête).
Contrairement à ce que prétendent ceux qui crient à la réappropriation de la SOA par des cabinets avides d'opacité et de profit, les SOA ne sont pas le théâtre d'un putsch des urbanistes. Elles sont le théâtre de leur retour en grâce.

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