Et les mashups dans tout ça ?
Certains billets récents lus au gré des blogs affirment que la SOA serait une discipline désormais rendue complexe par le jeu d'insidieux cabinets de conseil soucieux de récupération à des fins purement mercantiles (j'écris "purement" et non "bassement" car, jusqu'à preuve du contraire, ces sociétés, comme beaucoup d'autres, ont aussi besoin de gagner de l'argent pour continuer à exister). En résumé : le sujet se complique, plus personne n'y comprend rien (d'ailleurs plus personne ne sait l'expliquer), et les fumistes sont les rois du monde. Hum... ce serait faire injure à l'intelligence des DSI de bon nombre d'entreprises, et non des moindres.
L'argument qui revient souvent consiste à prétendre : "Regardez Amazon, eBay, Yahoo. Voilà le modèle à suivre. Simple, pas cher, avec des technologies complètement démystifiées, et des investissements inutiles évités". D'abord, ces entreprises sont parties de rien : pure-players du Web, je pense qu'elles n'avaient pas d'existant à intégrer et donc peu de compromis à faire par rapport à leur vision. C'est plus simple de rester simple. Et puis je serais bien curieux de rencontrer les CIO de ces entreprises pour faire un bilan des investissements et coûts de l'IT après 8 ou 9 ans d'existence, a fortiori quand l'IT est leur unique moyen d'exister. Enfin, ces entreprises sont de grandes communicantes, qui savent vulgariser leur pratique. Cela ne signifie pas que leur pratique est simple.
Regardez le viaduc de Millau. Personne ne contestera la formidable dose d'ingénierie et d'expertise qu'il est nécessaire de cumuler pour réussir une telle construction. Personne ne crie au scandale devant les coûts d'un tel chantier. Pourquoi n'en serait-il pas de même en IT ? Certaines constructions SOA sont complexes et coûteuses. C'est inévitable, quand vous cherchez, comme un grand producteur d'énergie en France, à réguler en temps réel production et consommation pour faire face à toutz variation d'activité, en intégrant client riche .Net et gestionnaire de processus J2EE, "servicisation" de modules Fortran... Il faut de la méthode et de l'ingénierie. Comment faire autrement ? Qui accepterait de se lancer tête baissée dans une telle construction ? Est-ce réellement ce qu'ont fait Amazon, eBay et consorts ?
La dernière tendance en date consiste à dire "les mashups constituent le moyen de rester simple face à une SOA qui perd son âme", donc de faire de la SOA facile et "low cost" (voir à ce sujet le point de vue argumenté d'Olivier Rafal qui s'oppose à cette vision(http://blog1.lemondeinformatique.fr/ingenierie_logicielle/2006/10/pourquoi_oppose.html).
Sur les missions de Visioning où j'étudie avec mes clients les apports de la SOA à leur stratégie et à leur métier, nous menons un atelier de présentation des mashups et nous étudions leur adoption dans le contexte de ce que le client souhaite construire. Les mashups sont une pièce du puzzle SOA. Et l'avenir nous dira si cette pièce a réellement simplifié le domaine ou si elles l'a au contraire rendu encore un petit peu plus complexe.
L'argument qui revient souvent consiste à prétendre : "Regardez Amazon, eBay, Yahoo. Voilà le modèle à suivre. Simple, pas cher, avec des technologies complètement démystifiées, et des investissements inutiles évités". D'abord, ces entreprises sont parties de rien : pure-players du Web, je pense qu'elles n'avaient pas d'existant à intégrer et donc peu de compromis à faire par rapport à leur vision. C'est plus simple de rester simple. Et puis je serais bien curieux de rencontrer les CIO de ces entreprises pour faire un bilan des investissements et coûts de l'IT après 8 ou 9 ans d'existence, a fortiori quand l'IT est leur unique moyen d'exister. Enfin, ces entreprises sont de grandes communicantes, qui savent vulgariser leur pratique. Cela ne signifie pas que leur pratique est simple.
Regardez le viaduc de Millau. Personne ne contestera la formidable dose d'ingénierie et d'expertise qu'il est nécessaire de cumuler pour réussir une telle construction. Personne ne crie au scandale devant les coûts d'un tel chantier. Pourquoi n'en serait-il pas de même en IT ? Certaines constructions SOA sont complexes et coûteuses. C'est inévitable, quand vous cherchez, comme un grand producteur d'énergie en France, à réguler en temps réel production et consommation pour faire face à toutz variation d'activité, en intégrant client riche .Net et gestionnaire de processus J2EE, "servicisation" de modules Fortran... Il faut de la méthode et de l'ingénierie. Comment faire autrement ? Qui accepterait de se lancer tête baissée dans une telle construction ? Est-ce réellement ce qu'ont fait Amazon, eBay et consorts ?
La dernière tendance en date consiste à dire "les mashups constituent le moyen de rester simple face à une SOA qui perd son âme", donc de faire de la SOA facile et "low cost" (voir à ce sujet le point de vue argumenté d'Olivier Rafal qui s'oppose à cette vision(http://blog1.lemondeinformatique.fr/ingenierie_logicielle/2006/10/pourquoi_oppose.html).
Sur les missions de Visioning où j'étudie avec mes clients les apports de la SOA à leur stratégie et à leur métier, nous menons un atelier de présentation des mashups et nous étudions leur adoption dans le contexte de ce que le client souhaite construire. Les mashups sont une pièce du puzzle SOA. Et l'avenir nous dira si cette pièce a réellement simplifié le domaine ou si elles l'a au contraire rendu encore un petit peu plus complexe.

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